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samedi 15 novembre 2014

« A. Stratégie à appliquer pour les maisons a étage. 1. Fermez portes et fenêtres. Un simple carreau n’arrêtera évidemment pas un zombie, mais le bruit du verre brisé vous avertira de toute tentative d’intrusion. »

Guide de survie en territoire Zombie

Max Brooks



Résumé

Ne prenez pas à la légère votre bien le plus précieux : votre vie. Ce livre contient toutes les clés pour survivre aux hordes de morts-vivants qui s'approchent de vous en ce moment même. Proposant des exemples précis et des astuces reconnues par des experts de renommée internationale, le Guide de survie en territoire zombie vous donne la conduite à tenir en toutes circonstances pour vous tirer d'affaire, vous et vos proches.

CE LIVRE PEUT VOUS SAUVER LA VIE.

Avis

Cet auteur ne doit pas être seul dans sa tête ! Et bordel de merde, il est convaincant !

Des recherches détaillées, des faits « scientifiques » -à prendre avec des pincettes, je n’ai pas la science infuse- intéressant sans oublier un ton incroyablement solennelle. (Suis-je la seule à entendre Pocahontas avec ce mot ?)

Le titre dit tout, c’est un guide pratique pour une survie avec des zombies aux fesses. Etonnant, non ? Il y a tout une liste des choses à prendre, à stocker en cas d’invasion de mort vivant. Il prévoit tout de A à Z. Mr Brooks donne dans l’évaluation des bâtiments public, au cas où, le jour Z (Z pour Zombie, hein !) arrive et que donc, vous n’êtes pas chez vous, vous puissiez vous orientez dans votre ville. Nous découvrons donc par exemple, qu’une école est presque l’endroit idéal alors que se réfugier dans un hôpital est une fausse bonne idée en cas de virus Z, allez dire ça au mec de Walking Dead !

« On a tendance à considérer l’hôpital comme un endroit idéal où se réfugier en cas d’épidémie ; c’est pourtant l’un des pires […]Pour n’importe quel autre type de catastrophe, l’hôpital constituerait sans doute un excellent choix. Mais pas quand les mort envahissent les rues […] »

Ce livre est ce que je qualifierais d’O.V.N.I parmi les O.V.N.I… par ailleurs, je pense que W.W.Z et ce Guide se complètent et se lisent dans n’importe quel ordre. Alors ne flipper pas, si vous avez lu, l’un et pas l’autre. Vous avez tout le temps de compléter votre ignorance, sans dommage.
Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me suis rendue compte qu’il était génial dans son étrangeté. Les points cruciaux  de l’épidémie sont abordés, les catégories 1 à 4… Je n’aimerais absolument pas être présente lors d’une épidémie de niveau 4 ! C’est le chaos absolu qui nous attendrait à ce moment-là ! Parce que c’est ça le problème de ce livre, c’est incroyablement réaliste, peut-être pas le thème « Zombie » mais remplacer-le par un autre virus... ça y’est, votre imagination travail ? Vous tremblez ?

Il est à lire impérativement, parce qu’il y a quelques touches d’humours, qu’il est complet, qu’il est juste.

Ce bouquin est une table des matières, superbement orchestré, sec, tranchant comme une lame de scalpel. Le dernier chapitre « Epidémies recensées » est plutôt drôle, flippant et il donne envie de vérifié si c’est un fake ou non. Comme dans W.W.Z, les zombies décris ne font absolument pas flipper, parce que peu détaillés. Bon, on ne se battrait absolument pas pour leurs faire un câlin, mais, plus pour leurs tirer une balle dans la tête ou les décapités d’un bon coup de lame. C’est un guide de survie contre les Zombie ! Simple, complet et si le moment venu vous ne survivez pas… c’est que vous êtes une quiche !












TenshinNeko,
Penser : Vélo, pied de biche, hauteur et surtout… surtout Boules Quies !

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samedi 1 novembre 2014

« Ce n’est pas du papier que vous tenez entre les mains. C’est une vie. Ma vie. »

Animale

La Malédiction de boucle d’or


Victor Dixen

Nombre de page : 437
Prix : 17.90 €
Edition : Gallimard Jeunesse

Résumé

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ? Alors qu’elle s’enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

Avis

« Elle se jeta sur son lit rouge, au milieu de ses draps rouges, et lorsqu’elle ferma les yeux elle vit avec horreur que l’intérieur de ses paupières était rouge également. »
J’avais envie de le lire ce livre, parce que les adaptations de conte m’ont toujours plut. Parce que mon âme d’enfant bercée par les contes voulait retrouver ses héroïnes d’antan, avec le goût de la modernité.

J’en ai eu pour mes frais.
« Le ciel gonflé de nuages avait déjà la couleur du linceul qui s’apprêtait à ensevelir ce qui restait de la Grande Armée, des dizaines de milliers d’hommes de toutes les nations d’Europe, rassemblés pour assouvir le rêve d’un seul d’entre eux. »
Dans ce livre, nous sommes bercés par des archives oubliés, liant le conte et son adaptation chimérique, qui tend ses ailes vers le réel, vers les rivages du possible dans une France à cheval entre la royauté et Napoléon.
« Depuis trois jours et trois nuits, on avait vu glisser sur les ponts des légions de spectres, guerriers transformés en vieillards par le froid qui ralenti tout, qui fige les membres et qui scelle les yeux. »
Pour la modernité, je repasserais.

Ce n’est pas plus mal finalement, ça lui donne une légitimité. A la fin du livre ont souhaiterais posé pied sur l’île-sans-nom, voir la beauté lumineuse des fleurs aux nectars de l’eau-lumière.

C’est l’histoire d’une histoire. C’est le récit de la muse qui a inspiré le fameux conte de Boucle d’Or et les trois Ours. C’est de l’histoire et de la mythologie. Ce sont des questions, de nombreuses remises en question sur la foi. Votre propre foi, si vous en avez. C’est également l’histoire d’une quête. Celle de la vérité, simple, crue. Les réponses qu’une orpheline cherche légitimement, quand le plus grand mystère de sa vie : c’est son passé, ses origines. Nous lisons le récit d’un destin incroyable et d’une histoire d’amour malgré tout en filigrane.

C’est également un hommage à un conte oublié. Celui d’une jeune fille aux cheveux dorés, perdue dans les bois à la recherche d’un peu de chaleur et de réconfort. Qui dans son désespoir trouve une chaumière qui abrite des créatures sauvages.

C’est un récit prenant, envoûtant dont on souhaite une fin heureuse. On envie le lien unique entre Sven et Gabrielle De Brances, tellement puissante, pure et éternelle. L’amour transcende les gens.
Le temps utiliser, les termes « vieillot » donne le ton, la consistance. Les recherches historiques, catholiques, Vikings donnent la profondeur. Il y a les âmes des personnages dans ces lignes. Il y a une ritournelle mélodieuse entre ces pages. Mais surtout dès les premières feuilles, c’est une invitation au voyage, on découvre la France, un bout du Danemark, les méandres de Rome.

« Il neigeait.Le front des cosaques épousa la masse des sacrifiés dans un frôlement étonnamment doux, étouffé par le coton du ciel et de la terre. Les sabres entrèrent sans un bruit dans leurs fourreaux de chair. Et puis soudain, le grondement retentit.Un grondement terrible, qui semblait monter du plus profond de cette vallée soûlée de trop de sang, engraissée de trop de cadavres.Un monstrueux borborygme, comme si les marécages gelés régurgitaient la Mort même, dont on les avait gavés de force.Les chevaux alentour se cabrèrent et désarçonnèrent leurs cavaliers. La terreur s’empara de ceux qui l’avaient semée. On vit un sabre fendre la brume avec la main qui y était encore cramponnée, mais sans le bras ni rien du corps auquel elle avait été arrachée. Puis ce fut une tête qui roula dans la neige, traçant un sillon pourpre aussitôt recouvert par les flocons. »


Après lecture, je peux dire que je suis… déçue de la fin. Soyons honnête, nous sommes entre nous, les fins ne sont jamais ce que l’on préfère mais celle-ci… Certes elle finit sur une note positive, mais, il y a comme un arrière-goût de trop peu. De question sans réponse. Je suis également outrée par ce qu’elle signifie. Par la réussite des hommes d’églises soi-disant éclairés, érudits, se gorgeant de la foi qui les enchaînent à la folie de la dévotion. Il y a une phrase du Diacre Ambrogio qui m’a interpellée page 350 « Mais savons-nous bien lire les Ecritures ? » Qui a dit qu’il était impossible de se tromper dans l’interprétation de la bible ? Hein ? Et finalement, à la fin de ce recueil, n’est-ce pas les autres les grands gagnants de cette histoire. Le comte de Valrémi continu de profiter de la fortune et de l’héritage de Gabrielle de Brances, l’avocat Ferrière d’après le peu qu’on sait n’est pas en taule et les hommes-ours qui ont dû survivre dès suite de l’incendie avec Gabrielle et Sven n’ont pas donné signe de vie. Blonde et Gaspard s’isolent sur l’Île-sans-nom, loin des autres et du monde. Vivre d’amour, d’eau fraîche et d’air pur, c’est bien beau, mais, il y a une marge.

L’ignorance est la mère de tous les mots.
Il m’est difficile de parler de ce livre sans en conter la fin, alors, je m'arrête là.











TenshinNeko,
Conquise mais en même temps déçut de la fin qui n’en est pas vraiment une. 
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mercredi 15 octobre 2014

« Un silence ! Une paix, un calme ! Dans ma tête, ça a duré des heures. Et puis, il sont arrivés, ils sont sortis de la fumée comme un foutu cauchemar de môme… »

World War Z

Max Brooks



Résumé


La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU -ou ce qu'il en reste- et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptique, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruines qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n'avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l'existence -de la survivance- humaine en cours de ces années maudites.
Prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l'effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière.   

Avis


Lecture après visionnage du film éponyme. 
C’est absolument différent, il n’y a pas de protagoniste principal, c’est plus une accumulation de témoignage. Les premiers témoins de l’épidémie, des acteurs de la dissimulation des preuves, ceux qui ont tenté d’étouffer les faits, mais, surtout la bêtise humaine.

D’une certaine manière, la façon d’écrire est assez aseptisé, clinique. On décortique pour trouver la raison pour laquelle, la quarantaine a foirée. Il y ait beaucoup question de problème géopolitique, d’argent et de petite guéguerre entre différent pays frontalier. Les zombies sont également appelé goules, Zack, mort-vivant… encore une fois, choisissez le termes qui vous convient le mieux.
"Personne ne s’attendait à un truc pareil. Mais bon, personne ne s’attendait non plus à ce que les morts se relèvent de leur tombe, n’est-ce pas ? Un seul aurait pu le prévoir, un seul. Mais, je ne crois plus en lui."
La façon dont c’est écris, décortiqué reste sommaire, on a des brides, des explications d’un seul point de vue. De la colère pour certain, de l’acceptation pour d’autre. C’est vraiment singulier comme lecture, on n’arrive –je n’arrive ?- même pas à être angoissée, apeurée par les Zacks. Il y a néanmoins beaucoup de recherches niveau armement militaire, ce qui attise ma curiosité à leur propos, notamment la fameuse charge thermobarique. Le livre est scindé en plusieurs gros titres, ce qui renforce l’impression de dossier de témoignage. Encore une fois, cela donne un récit particulier, mais, ceux qui aiment les livres de ce genre seront forcément ravis.
Sang, zombies et apocalypse, que demander de plus ?
"Les tirs cessaient, Zack continuait à avancer… Et la peur… Tout le monde l’a sentie venir, dans les mouvements des autres, à côté… Vous savez, cette petite voix dans un coin de la tête qui n’arrête pas de murmurer « Oh merde, oh merde, oh meeeeeeeerde ! » ."
Nous expérimentons aussi lors de notre lecture, les choix difficiles, militaires, qu’on pourrais qualifié d’inhumain, mais, « nécessaire » en temps troublé par l’invasion des Morts qui marche. Et qu’est-ce que le sacrifice d’une minorité pour la survie de tout une espèce ? C’est un fait, c’est dur à mettre en place, il y aura toujours des détracteurs pour s’opposer à ce genre de dispositif, puisque c’est effrayant voire carrément démoniaque, mais, il faut bien qu’il y en ait qui garde la tête froide. Sans oublier que si, ils en sont à cette extrémité, c’est parce qu’il n’y a pas d’autre solution. Bien sûr, une fois que la survie est passé et que vivre n’est plus une option, un luxe, mais, une agréable réalité de tous les jours, le ou les, créateur(s) de ce « plan » sera porté aux nues pour les uns ou alors maudit par les autres. Parce qu’il y aura toujours des insatisfaits, c’est dans la nature humaine. Malheureusement. Et les gens à la tête du gouvernement à ce moment, selon de quel côté penche plus de la moitié, ils seront soit décorés, soit tués. Ainsi nous sommes.
C’est un livre qui se déguste, lentement. Chapitre après chapitre. On voyage de pays en pays. On se pose beaucoup de questions : si on avait mis la population au courant plus tôt au lieu d’étouffer les premiers cas d’épidémie, y’aurais-t-il eu moins de victime ou non ? Si l’armée avait été mieux préparée? Si les humains étaient moins égocentriques, moins arrivistes, capitalistes et plus généreux, attentifs aux autres, ils n’auraient pas profité de l’épidémie pour leurs profits personnels. Et puis, plus ouvert d’esprit aussi. C’est un livre plus de réflexion, que d’horreur sans aucun rapport avec le film du même nom. World War Z est un livre de faits fictifs.


TenshinNeko,
Agréablement surprise.  

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vendredi 3 octobre 2014

"Cela commençait par la fin, toujours, et la fin c'était la mort. On m'avait prévenue. Pas sa mort à elle. La mienne. Ma mort. Parce que c'était moi à présent."

Les Âmes Vagabondes

De Stéphanie Meyer



Résumé

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Avis


Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre étrange et mystérieux.

Un livre qui donne envie de lever les yeux au ciel et de contempler la voute céleste, d’un air béat ou spéculatif.

Tout dépend du publique, n’est-ce pas ?

Certaines personnes croient à une vie ailleurs et d’autres franchement terre à terre, préfèrent regarder autour de soi. Mais comme dirait l’agent Mulder, la vérité est ailleurs.



Avec honnêteté, j’avais commencé ce livre, peu de temps après avoir fini la quadrilogie Twilight, puisque vous l’aurez reconnue, son auteur est la même. Le moins que l’on puisse dire, cette Dame, passe d’une peau miroitante au soleil aux étoiles lointaines. Donc, du coq à l’âne, mais, je n’aime pas spécialement cette expression, un peu trop bestiale?

Il y a une chose que je ne peux lui reprocher, c’est l’étendu immense de son univers. Si dans Twilight elle revisite le mythe vampirique, n’en déplaise aux puritains du genre, ce qui de mon point de vue est rafraichissant par son inédit et son aplomb. Dans Les âmes vagabondes, les « aliens », « envahisseurs » ou encore « mille-pattes » appelez-les comme vous voudrez, sont extrêmement complexes et intéressants.

Le titre de cette œuvre est en lui-même intriguant et au fil de la lecture, d’une justesse appropriée. Sans avoir lu, la quatrième de couverture, dans « Les âmes vagabondes », on (je ?) a tendance à imaginer des zombies –c’est dans l’air du temps- ou alors des fantômes, des âmes errantes faisant cliqueter leurs chaînes avec « Ouuuuhh… Ouuuuhhh… » Plus effrayant les uns des autres. Que nenni. Dame Meyers, nous offre les étoiles, l’espace infini et le mystère. Ce livre regorge royalement de trésor, plein de couleurs chatoyantes et totalement dépaysant.

Le début a été difficile, pas parce qu’il avait une écriture étrange, mais, parce que j’avais encore « Révélation » dans la tête. C’était la fin d’une quadrilogie dont le premier tome reste mon préféré, donc, j’étais encore un peu ému. Faire le grand écart, moi qui ne suis pas souple pour un sou, entre les vampires (fantastique) et les aliens (SF) a été tellement éprouvant, que j’ai osé reléguer ma lecture a plus tard.

La honte était sur moi !

Comme un pied de nez… une façon subtile de me culpabiliser d’avoir osé oublier le livre dans ma poussiéreuse bibliothèque, j’ai vu le film. QUI à mon sens est autant une merveille que le livre ! Oui j’ai l’audace d’avouer qu’enfin, un film est à la hauteur de son livre ! C’est un miracle ! « The Host » m’a complétement encouragée à reprendre ma lecture lâchement suspendue. Bon, j’admets qu’il y a des mots difficiles, très peu utilisés –et surtout difficiles à placer dans une conversation, si vous voulez mon avis, bref !-, mais, il existe le dictionnaire qui comblera votre ignorance très facilement. Peut-être pas, si il a plus de dix ans, hein ! Faut renouveler de temps en temps et vous irez vous coucher moins bête.

Bien m’en pris de reprendre ma lecture parce que j’ai eu du mal à m’arrêter ! A chaque fois que je posais mon marque page, l’envie de reprendre me tenaillait, la page inédite m’appelant tel le chant d’une sirène. Je me suis attachée à Vagabonde, devenu Gaby au fil du temps, des interactions avec les derniers « humains sauvages », sa complexité et pourtant sa simplicité, son pacifisme. Son abnégation mais surtout son amour totale, absolue pour Jamie et Jared, les amours de son hôte. Mélanie, la propriétaire originelle est incroyablement forte, et au fil du temps se met à apprécier celle qui occupe son corps. Ce livre est prodigieux, basé en grande partie sur les émotions humaines, on a l’impression de les découvrirent en même temps que Vagabonde. Et finalement, on se prend à soutenir Ian dans son désir de conquête envers Gaby, c’est l’un des plus sages des insurger encore humain sur notre petite planète bleu.

Parce que dans ce livre, le contexte actuel n’est pas rose pour les humains, bien aux contraires, l’invasion s’est fait discrètement, de façon fourbe. Des « âmes », faute de pouvoir les appeler autrement, sont implantées dans des hôtes humains, sans demander leurs avis bien entendu.

Maintenant, il ne reste que quelques rebelles ici et là. Cachée, traquée, Mélanie a tenté de se suicider quand elle s’est retrouver encerclée par les « parasites », mais, être prise signifiait disparaître et offrir ses souvenirs à l’ennemi, donc, Jamie et Jared.

Nous découvrons également les autres mondes que Vagabonde à vus, expérimentés, puisque c’est le fondement même d’une âme.

« Nous rendons meilleurs les mondes que nous occupons ; c’est notre mission, notre raison d’être, sinon nous ne méritons pas d’y vivre.
Nous ne sommes pas des profiteurs. Tout ce que nous prenons, nous le bonifions ; les mondes avec nous sont en paix, en harmonie, embellis. »

Elles font généralement un ou deux cycles de vie dans un monde puis reparte ou alors décide d’y rester. Gaby encaisse beaucoup malgré l’amour qu’elle porte pour Jamie et Jared, il y a également Jeb l’oncle fou. L’évolution des sentiments des rebelles envers Vagabonde, au départ hostile, puis tolérante et enfin des amitiés sincères. Il y a également des dissensions tout au long du livre, de haine mais finalement c’est le manque de violence, l’abnégation qui marquera les esprits des rebelles. Gaby n’est pas dangereuse. Ne l’a jamais été. Son amour inconditionnel, hérité de Mélanie, l’as pousse même à tenter de se sacrifier. Et pour la petite anecdote, elle ne sait absolument pas mentir, ce qui fait beaucoup rire Ian.

Les personnages sont intéressants, complexes.

La dualité Mélanie/Vagabonde fait son charme, au début en discorde, elles finissent par se retrouver dans l’amour absolu qu’elles portent à Jamie et Jared.

Jamie, c’est l’enfance volée. C’est un gamin qui grandit trop vite, mais, qui dans un coin, bien caché, rêve de l’impossible. Qui finalement le devient.

Jared, c’est le chef par excellence, un amoureux transi qui finalement finira par être gagner par l’espoir de revoir la femme de sa vie, Mélanie.

Ian, d’abord haineux envers Vagabonde, réfléchi et accepte finalement de comprendre, de se mettre à sa place. Il devient son gardien, son protecteur et il en tombe amoureux.

Jeb est mystérieux, il oscille dangereusement entre folie et génie. C’est le propriétaire de leur refuge et un peux le maire de la communauté de la grotte. Il dicte les règles !

Maggie, sœur de Jeb, elle est opposée à la venue de Gaby et à sa remise en liberté dans leurs abris. On dirait qu’elle ne souhaite pas réfléchir aux conséquences des actes et des choix de Vagabonde. Elle n’est pas objective et incroyablement sectaire.

Kyle, frère de Ian, hostile pendant une bonne partie du livre, pour une raison plus ou moins légitime, bien qu’extrême à mon gout. Après une tentative d’assassinat sur Gaby, il finira par changer d’avis et miraculeusement s’excuser auprès d’elle.

Ce livre offre une réflexion intense sur l’autre côté d’une invasion de ce type. J’ai été happée, secouée, frappée par ce récit d’une justesse effrayante.

En conclusion, malgré quelques lenteurs qui passent presque inaperçues, ce livre est à dévorer d’urgence, si ce n’est pas déjà fais. N’hésitez pas à faire de même avec le film, rien que pour le jeu de l’actrice principale, Saoirse Ronan.










TenshinNeko,
380 pages de pur bonheur et de dépaysement, sans bouger de votre canapé.
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